Aujourd’hui,
l’avenir de nos sociétés plurielles est
au cœur des politiques publiques actuelles. En effet, dans
un contexte d’internationalisation et de diversification
culturelle, il faut apporter des réponses aux nouveaux
défis qui consistent à faire cohabiter des cultures
diverses dans le respect des différences. Si l’altérité
éloigne quelques fois, elle peut aussi être une
source de richesse pour les individus et pour la société.
Il
faut donc concevoir et mettre en œuvre des processus de
cohabitation et imaginer comment construire une société
avec des personnes issues de milieux hétérogènes
sur le plan économique, social, culturel ou religieux.
Car il ne suffit pas de regrouper des individus de cultures
différentes sur un même territoire pour obtenir
un véritable brassage social et interculturel. Vivre
ensemble n’est jamais acquis d’avance.
Vivre
ensemble dans une société pluriculturelle nécessite
un apprentissage permanent, une ouverture à la diversité
et la mise en œuvre d’un processus de sensibilisation
et de formation. Cet apprentissage doit encourager le développement
de la sensibilité interculturelle, essentielle pour tirer
profit de la différence et intégrer la diversité.
Favoriser l’apprentissage de l’altérité,
c’est jeter les bases d’une société
interculturelle qui appréhende l’avenir de manière
positive en tenant compte de l’humain au sens profond
du terme.
Dans
un contexte de crise des solidarités, il est nécessaire
de favoriser le développement d’actions créatrices
de liens sociaux. Les activités qui encouragent les apprentissages
interculturels peuvent être un levier pertinent et innovant
pour la reconquête de ces mêmes liens.
Aujourd’hui,
les projets autour de la mobilité internationale des
jeunes représentent un véritable champ d'expérimentation
pour toutes sortes d'initiatives qui concernent l’éducation
formelle, informelle et interculturelle. Ils favorisent le vivre
ensemble, la participation à la société
civile et à la vie publique, l’inter culturalité,
la place des jeunes dans les sociétés civiles,
l’initiative et l’adaptabilité, la démocratisation
de la mobilité.