Historique

L’association Une Terre Culturelle a été créée en 2002, mais son origine remonte au début des années 90. Pendant une dizaine d’années, des acteurs de terrain marseillais ont développé des dizaines de projets d’échanges internationaux en direction des jeunes issus des quartiers populaires, ainsi que des formations à l’apprentissage interculturel en direction des travailleurs sociaux. Après avoir travaillé en étroite collaboration avec le centre social Saint-Mauront Bellevue, nous avons décidé de créer voici quatre années notre propre association.

Formation de travailleurs sociaux
Franco-Allemand-Algérien - Août 2001 - Bejaia

De récents travaux de recherches ont montré l’impact indéniable que ces expériences d’échanges interculturels ont eu auprès des jeunes y ayant participé : ouverture d’esprit, adaptabilité, confiance en soi, indépendance, prise de conscience des différences culturelles, compétences linguistiques…Notre singularité se situe en partie dans le fait que nous n’envisageons pas une rencontre internationale de jeunes comme un simple échange touristique et consumériste.

Pour ce qui est des formations en direction des acteurs de terrain, nous avons toujours été guidé par trois objectifs principaux :
- Permettre un échange d’expériences, et sensibiliser à l’apprentissage interculturel des travailleurs sociaux oeuvrant dans les quartiers populaires
- Faire en sorte que l’apprentissage issu de ces formations puisse être capitalisé dans le travail quotidien de ces acteurs de terrain.
- Avoir un rôle de multiplicateur en créant un réseau européen et international, permettant de déboucher sur des projets de partenariats concrets

Les récents événements qui ont ébranlé les banlieues françaises montrent plus que jamais l’importance de telles actions en direction des populations de ces quartiers populaires, souvent privées de mobilité. Car ne dit-on pas que « le voyage forme la jeunesse » ? Sortir les jeunes de ces quartiers, c’est leur permettre d’élargir leur champ d’horizon, de prendre conscience de leurs propres déterminismes culturels en se confrontant à la diversité ; c’est en mot rendre conscient et possible de nouvelles perspectives : « un ailleurs et un demain ».